La vie, c'est ce qui arrive lorsqu'on avait prévu autre chose...

 

C'est curieux comme cette phrase sonne faux à l'oreille.

A chaque instant, même s'il doit nous amener à un incroyable inconfort, comme de traverser des émotions telles, que nous préfèrerions qu'elles le soient, par n'importe qui sauf nous, notre désir de contrôler un maximum de chose, les éléments, les gens, et tout ce qui nous entoure, prend l'ascendant. Nous avons alors, sans en douter ou presque, l'impression, le sentiment de Contrôler. De contrôler notre petit monde, notre environnement, les situations que nous vivons et allons vivre, notre avenir, nos relations, nos convictions, nous même. Et nous œuvrons quotidiennement pour garder ce contrôle, cherchant sans cesse à ne pas le laisser nous échapper. Pourtant, ce futur que nous cherchons à contrôler, n'existe pas. "Nous ne sommes pas loin du scénario de science fiction, vous en conviendrez. "Private joke"".

Pas étonnant que les choses qui arrivent et que nous n'avions pas prévues nous angoissent, puisqu'on avait un plan.

Et ces choses qui arrivent, alors qu'elle n'auraient pas dû, sont souvent vues comme des menaces et non comme des opportunités à saisir. 

 

Nous avions pourtant la faculté quand nous étions bébé, d'oublier instantanément le hochet que maman remuait devant nos yeux, une fois qu'elle l'avait caché dans son dos, puis de nous recentrer sur notre présent, sur notre environnement immédiat. La disparition du hochet ne provoquait pas de frustration, pas de colère, pas de peur, pas de tristesse. On savait  !!!

Il sont devenus si rare, ces moments ou notre âme, notre corps et notre esprit  parviennent à se réunir, là ou nos pieds se trouvent. S'y on prend le temps de s'arrêter et à condition d'y prêter attention, on pourrait retrouver notre âme, errant dans les limbes du passé et notre esprit qui se serait invité dans le futur, ou l'inverse. Peu importe !  Ils sont devenus si rare ces moments.

 

En effet, nos pieds sont ici et maintenant, c'est la seule chose qui soit réelle, le reste n'étant autre que le fruit de notre imagination, de nos pensées créatives, de nos peurs, de nos figures parentales de références ou encore de nos expériences subjectives. Des images du passé que nous projetons dans le futur, en oubliant le présent.

 

Pour quelle raisons prévoyons nous systématiquement d'aller vers l'inconnu qui nous terrorise ?

Un peu comme l'enfant que nous étions, qui vérifiait, soir après soir, non sans avoir traversé une grosse phase émotionnelle, fabriquée en pensée, de toute pièce, que le monstre sous le lit ,n'y était pas. C'est comme cela que nous allions à la découverte de nos émotions, en créant des situations qui allaient nous permettre de les traverser.

 

Arrêtons nous sur l'idée intéressante que nous  puissions avoir le pouvoir, soit de contrôler le passé, le présent ou le futur.

 

Je choisis sans hésiter, le pouvoir de contrôler mon présent. Et vous ?

 

Je ne prétends pas que les deux autres pouvoirs ne m'aideraient pas à m'adapter, d'une certaine façon. Mais je ne pense pas qu'ils m'aideraient à m'adapter à mon environnement, mais à mes névroses, mes zones d'ombres et à un modèle du monde dans lequel je ne serais pas "créateur".

 

Pour préparer notre futur, peut être faudrait il tendre vers le contrôle, la maîtrise de notre présent ?

 

Ca alors ! A quoi sert-il donc, de  vivre au travers de situations, de vivre des expériences et d'apprendre, si ce n'est pas pour notre futur ?

Je répondrai de la manière suivante, et ce n'est pas pour moi une façon de répondre plus rapidement, "private joke".  Mais il n'y a là, qu'une seule question : Pourquoi fait-on ?

 

Le changement, ayant la particularité d'être immuable, le propre de l'homme, si on considère la théorie de l'évolution, qui elle même évolue, pourrait être de s'adapter aux changements et à son environnement, dans le but de survivre, dans un premier temps.

Une fois qu'il serait adapté, il pourrait s'occuper de satisfaire des besoins secondaires et de l'ordre de  l'identité. S'il est bien adapté à son environnement et en plus, y est flexible, cela semble tout à fait simple à réaliser. En théorie, bien sur !

Je fais une parenthèse dans laquelle je choisi de faire une large distinction entre environnement et société ou communauté.

Car, "Etre bien adapté à une société ou une communauté malade, n'est pas  le gage d'une bonne santé mentale". Cette citation me  parle énormément.

Mais je m'éloigne du sujet et de la réponse que j'y apporte.

Lorsque nous faisons, dans le présent, le fait de rassembler en un même instant, notre corps, notre âme et notre esprit, de faire le choix de les ramener ici et maintenant, nous donne l'opportunité de vivre pleinement ce que nous  faisons et de faire correspondre nos actions à la satisfaction de nos besoins. Nous sommes  alors en pleine conscience et sommes des créateurs sains. Nous ne mettons en place aucune stratégie de sabotage qui serait destinée à gérer un conflit intérieur, venu du passé a qui nous serions en train d'offrir un pont d'or vers le futur. Toutes nos énergies sont rassembler afin de "faire pour être", dans une posture d'adulte responsable. "Un peu d'analyse transactionnelle".

 

Tout ce que nous faisons nous sert à nous équiper d'outils, de connaissances, de capacités, de savoirs être, dans le but d'atteindre un niveau de flexibilité suffisant pour  pouvoir survivre dans note environnement. Si mon environnement change, je vais devoir faire l'acquisition de nouveaux outils "un clin d'œil à R. Dilts et ses niveaux logiques" et être flexible, autant que faire ce peut, afin de pouvoir continuer à m'adapter aux situations qui se présenteront.

Pourquoi être flexible ?  me direz vous. "Je l'ai déjà fait et je saurais le refaire si la situation se représente".

Il est cependant, peu probable que nous puissions rencontrer, par deux fois, deux situations parfaitement identiques.

Ce que vous avez fait et qui à déjà fonctionné par le passé, appartient au passé, et ne fonctionnera peut être pas dans  un autre contexte, même s'il à un air de déjà vu. Vous pourriez même croire, dans un premier temps, que tout à fonctionné, avant de vous apercevoir du contraire.

 

Vous êtes vous déjà demandé ce que vous cherchiez à préserver  en faisant le choix d'opérer un changement ?

"Si, dans cette situation, qui subie un changement, une évolution, ou une mutation  d'ordre structurel et/ou conjoncturel, je veux..."

Préserver mon environnement familiale et continuer à vivre dans ma maison, préserver  ma qualité de vie professionnelle et continuer à être bien dans ma fonction, mon entreprise, préserver ma relation avec mon conjoint, mes enfants et continuer à être heureux avec les miens...", je vais devoir faire évoluer un ou plusieurs comportement. Pour cela il me faudra réévaluer, recalibrer, réorienter mes croyances et mes valeurs afin d'être en phase avec "moi-même", ma "mission", le "sens de ma vie", bref ma nature profonde. Ce sont nos expériences au présent et ce que nous faisons, qui nous le permettent.

 

Le changement pourrait-il être fait d'une constante et d'une variable qui serait '"Changer pour que rien ne change ?"

 

A priori, il est difficile de croire que l'on puisse contrôler le devenir d'un système, partiellement ou dans son ensemble, même si c'est le notre. Pourtant c'est ce que nous avons tendance à croire. "Et bien t'as mal cru", "Private joke".

L'appréciation des situations  que nous vivons et le sentiment de contrôle qui, dans un même temps nous anime, vient pour une grande partie, de la propension que ses situations ont à satisfaire nos besoins.

Mais ou en sommes nous avec la connaissance de nos besoins ? Sommes nous à leur écoute ? Les avons nous réévalués au fil de nos "expérimentations" et de notre évolution ? N'en faisons nous pas passer un avant un autre ? Ce qui reviendrait à le rendre opportuniste et à faire dysfonctionner le système. Faisons nous la distinction entre besoin et pulsion ? La fontainière est certainement ténue, mais il y'en a une...

 

 

                                  ... C'est là que m'amène ma réflexion avec mes connaissances actuelles.

 

Etre un créateur sain.

                                                                                                          C. Malherbe le 17/03/2016.